Une tournée ne se résume pas aux kilomètres facturés.
Charger, rouler, livrer, faire signer, repartir : ça, c'est ce qu'on voit. Il y a aussi les kilomètres à vide pour rejoindre le premier client, le temps de chargement, les formalités administratives. Les kilomètres à vide, eux, ne sont facturés par personne.
Avant de fixer vos tarifs, imaginez une semaine ordinaire, la vôtre. Combien de kilomètres roulez-vous sans marchandise à bord ? Quelle part de votre activité passera par de la sous-traitance, et laquelle viendra de clients directs ? Ces réponses-là rendent votre projet bien plus concret qu'un prix au kilomètre.
Créer une micro-entreprise de transport ne suffit pas à transporter légalement un colis pour un client. Il faut, en plus, une autorisation d'exercer délivrée par la DREAL et une inscription au registre des transporteurs — sans quoi vous risquez un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende.
Sous-traitance ou clientèle directe : deux façons de vivre le métier.
Travailler pour un donneur d'ordre vous donne des tournées sans effort de prospection, mais un prix souvent imposé et un délai de paiement à surveiller. Développer une clientèle directe (laboratoires, imprimeries, grossistes) vous laisse fixer votre prix, mais demande du temps pour être construite. Aucun des deux formats ne convient à tout le monde.
Un exemple : deux façons de remplir la même semaine
Cas fictif : Bilal travaille exclusivement pour un donneur d'ordre qui lui impose son tarif au kilomètre. Camille a gardé deux clients de sous-traitance mais a démarché un laboratoire d'analyses qui lui verse un forfait mensuel fixe. À kilométrage roulé presque égal, Camille sait exactement ce qu'elle touchera ce mois-ci — Bilal, non.
Trois questions à noter avant de démarrer
Avez-vous déjà déposé votre dossier de demande d'autorisation à la DREAL ? Connaissez-vous votre taux réel de kilomètres à vide sur une semaine type ? Combien de temps pouvez-vous consacrer, chaque mois, à démarcher un client qui vous paierait en direct ?
