Une intervention ne se résume pas au temps passé sur place.
Arriver, sortir le matériel, nettoyer selon un protocole, ranger, repartir : ça, c'est ce qu'on voit. Il y a aussi le trajet jusqu'au site, l'achat des produits, le devis à préparer, le compte rendu à envoyer. Le trajet n'est facturé par personne — ni le client particulier, ni le syndic, ni l'entreprise qui vous a choisi.
Avant de fixer votre tarif, imaginez une semaine ordinaire, la vôtre. Combien de sites par jour ? Combien de temps de route entre deux adresses ? Quelle part de votre activité ira aux particuliers, et laquelle aux professionnels ? Ces réponses-là rendent votre projet bien plus concret qu'un tarif horaire affiché.
Une intervention facturée 90 € ne vous laisse pas 90 € de marge. Il faut d'abord retirer le coût des produits utilisés — et le trajet pour vous rendre sur place n'est, lui, jamais facturé au client.
Particuliers ou professionnels : deux marchés, deux logiques.
Chez un particulier, le crédit d'impôt de 50 % lui permet d'accepter un prix qui vous couvre correctement, puisqu'il n'en paiera concrètement que la moitié. Chez un professionnel — bureau, commerce, copropriété —, il n'y a pas de crédit d'impôt, mais des marchés plus réguliers et souvent plus importants. Aucun des deux formats ne convient à tout le monde.
Un exemple : deux façons de construire son planning
Cas fictif : Nadia enchaîne quatre appartements de particuliers dans la même résidence, tous à quelques mètres les uns des autres. Karim, lui, a un contrat de bureaux en périphérie qui lui prend la matinée entière, trajet compris. À nombre d'heures facturées presque égal, Nadia perd beaucoup moins de temps sur la route — parce qu'elle a choisi de regrouper géographiquement ses clients.
Trois questions à noter avant de choisir
Combien de temps de trajet acceptez-vous de perdre entre deux interventions ? Quelle part de votre activité voulez-vous consacrer aux particuliers, avec leur crédit d'impôt, plutôt qu'aux professionnels, avec leurs contrats plus réguliers ? Combien de temps pouvez-vous consacrer, chaque semaine, à répondre à un appel d'offres ou à démarcher un syndic ?
